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Gérer ses émotions avec le yoga

gérer ses émotions avec le yoga

Joie, colère, tristesse, peur… On peut se demander s’il est vraiment possible de gérer ses émotions avec le yoga. Pourtant, son action sur l’état émotionnel est l’un de ses principaux bienfaits. En effet, le yoga contribue, de façon significative, à une meilleure gestion de vos émotions au quotidien. Il permet de prendre conscience, d’accueillir et de faire circuler vos émotions tout en vous apportant la paix intérieure. Pour le cavalier que vous êtes, cette aisance émotionnelle permet de renforcer les liens avec votre cheval surtout dans les moments difficiles.

Qu’est-ce qu’une émotion ?

Une émotion est une réaction affective, déclenchée par des stimuli internes (biochimiques) ou externes (environnementaux). Mais tout ne se passe pas dans la tête ! Selon Paul Ekman, psychologue pionnier de l’étude des émotions à l’Université de Californie, il existe 6 émotions simples identifiables aux expressions faciales et gestuelles universelles : la joie, la tristesse, la colère, la peur, le dégoût et la surprise. 

En parallèle, existeraient des émotions complexes résultant de la combinaison d’émotions simples (Expression and the nature of emotion,1984). Les émotions peuvent donc affecter le corps, le comportement ou perturber le mécanisme décisionnel. Leur expression physique est identifiable par tout être humain, induisant ainsi des réponses spécifiques de l’interlocuteur. L’émotion d’un individu va impacter l’état émotionnel chez l’autre, générant ainsi un nouveau feedback. 

Les émotions et le contrôle postural

Julian De Ajuriaguerra, neuropsychiatre, psychanalyste et professeur au Collège de France, a beaucoup étudié le dialogue tonico-émotionnel du nourrisson, c’est-à-dire l’influence des émotions sur le tonus musculaire. Prolongeant les idées d’Henri Wallon sur la fonction posturale en tant que fonction de communication, ses travaux lui ont conféré la place de “père de la psychomotricité”. Il affirme : “Très progressivement, l’enfant utilise des attitudes ou des expressions qui deviennent des signaux intentionnels à partir desquels il attend une réponse de l’adulte” (Organisation neuropsychologique de certains fonctionnements , 1983, P.14). 

La posture constitue donc un média dans la communication humaine mais aussi dans l’expression et la reconnaissance des émotions. Angélique Lebert, chercheuse en psychologie cognitive et neuropsychologie montre, dans ses travaux, les liens existant entre émotions et postures : “Les émotions, au-delà de véhiculer des informations sur nos états affectifs et ceux d’autrui, influencent également nos dispositions comportementales telles que les réactions d’approche, d’évitement ou d’immobilisation” (Pour une meilleure compréhension des liens réciproques entre émotion et posture, 2020). Autant les émotions impactent les postures que les postures induisent les émotions. 

Les émotions et la performance sportive

Si les émotions impactent les postures, elles ont aussi des répercussions sur l’entraînement et la compétition des sportifs. L’anxiété et la peur constituent des émotions souvent pointées du doigt chez les sportifs. Pourtant, il semblerait qu’une bonne gestion des émotions ne se résume pas à supprimer les émotions négatives et favoriser les émotions positives. Il s’agirait bien plutôt d’identifier les émotions, quelles qu’elles soient, afin d’accéder à un “état optimal de performance” par un réajustement de la place des unes et des autres (Induction corporelle des émotions et performance, 2008). 

Leur conscientisation et leur gestion sont facilitées par des techniques de préparation mentale basées, notamment, sur des exercices de relaxation qui impactent le tonus musculaire et le tonus viscéral. La réduction des tensions musculaires amène une réduction de la tension mentale. 

L’influence des émotions du cavalier sur le comportement du cheval

En équitation, la difficulté ou l’incapacité d’un cavalier à gérer son état émotionnel (en le refoulant, en le contrôlant ou en le laissant exploser avec violence) peut être source de grande souffrance pour lui comme pour son cheval. Les chevaux comprennent les signaux émis, même inconsciemment, par les êtres humains. L’effet “Hans le Malin » en est une parfaite illustration. 

Pour l’anecdote, Hans le Malin est un cheval qui a beaucoup fait parler de lui, au début du XXe siècle. Considéré comme supérieurement intelligent, il semblait capable, rien qu’en tapant du sabot, d’épeler des mots, mais aussi de réaliser des calculs complexes. Alors que son propriétaire se targuait de l’excellente éducation qu’il lui avait offert, les scientifiques se sont penchés sur le cas de cet équidé pas comme les autres.

Ils ont alors constaté que, bien loin de présenter une activité intellectuelle débordante, Hans était plutôt un cheval sensible aux moindres manifestations corporelles de son maître et de ses interlocuteurs. En parfaite osmose avec celui qui lui posait les questions, Hans lisait en lui comme dans un livre ouvert, comprenant quand il devait poursuivre ses coups de sabot ou les stopper. 

Ce phénomène a eu l’intérêt de mettre toute la lumière sur les capacités de communication des chevaux et de montrer leur extrême réceptivité aux signaux non-verbaux. Eux-mêmes doués d’émotions, ils sont particulièrement sensibles aux émotions humaines, au langage corporel ou aux expressions faciales de leur cavalier. 

De récentes études scientifiques ont également démontré que si la vue et l’ouïe étaient les sens les plus utilisés par les chevaux dans la communication avec l’humain, l’odorat n’était pas en reste. Les équidés sont, en effet, en capacité de distinguer, rien qu’à l’odeur, une personne ressentant de la joie et une personne ressentant de la peur mais aussi de catégoriser la joie comme une émotion positive et la peur comme une émotion négative. D’où l’importance de gérer ses émotions afin de ne pas parasiter votre cheval.  

Enseignant d’équitation et cavalier professionnel, Andy Booth est une des grandes voix de l’équitation éthologique, une méthode d’éducation reposant sur la compréhension du cheval afin d’optimiser la communication avec le cavalier. Il accompagne, chaque année, des centaines de cavaliers en scandant une injonction surprenante : “Devenez l’humain dont votre cheval a besoin !” Dès lors, le secret d’une équitation épanouie ne passe pas par le choix du “bon cheval” mais par un travail du cavalier sur lui-même et, notamment, sur ses émotions afin de s’adapter à son cheval. 

Et qu’en est-il des émotions du cheval ?

Même s’il n’est pas encore possible de “lire” complètement votre cheval et d’appréhender totalement ses émotions et leur complexité, vos liens vous ont, sans doute, déjà permis de comprendre ses “états d’âme”. Ceci d’autant plus que certains équidés se montrent plus “bavards“ que les autres, n’hésitant pas à vous exprimer tout ce qu’ils ont sur le cœur ! 

Si la peur se manifeste souvent par une agitation ou une réaction de fuite, la joie peut aussi se deviner dans les douces vocalisations de l’équidé et l’extension de sa tête alors que vous lui grattez l’encolure. Le stress est aussi une émotion décelable dans des hennissements bouche ouverte, des oreilles en arrière ou des naseaux dilatés. Toutefois, si l’espèce possède des codes de communication spécifiques, chaque cheval dispose d’une palette d’expressions émotionnelles qui lui est propre. Observer ses réactions est alors le meilleur des apprentissages. 

Comment gérer ses émotions avec le yoga ?

Le yoga propose un large éventail de techniques visant à libérer et à accueillir vos émotions, vous permettant ainsi de développer une bonne maîtrise de vous-même, indispensable au quotidien comme en équitation :

  • Les postures (asanas) : une pratique régulière de certaines asanas permet de libérer les tensions et émotions accumulées dans différentes parties du corps. Le bassin est, ainsi, considéré comme le siège des émotions en yoga. La posture de la grenouille constitue une de ces postures libératrices : elle permet de relâcher la tension physique dans les hanches en même temps que la tension émotionnelle. 
  • Les respirations (pranayamas) : une bonne respiration crée un état de détente favorable à une meilleure gestion de son état émotionnel. En cause, le système nerveux parasympathique qui se trouve stimulé par des respirations lentes et profondes. 
  • La méditation : elle permet de prendre conscience de vos émotions, dès leur naissance, de les écouter et de s’en détacher par un lâcher-prise. La méditation supprime également les ruminations en calmant le mental et les pensées parasites.

Postures, respirations et méditation ont ceci en commun de ne pas chercher à “se battre” contre les émotions dites “négatives”. Toute émotion doit être accueillie, même si elle peut s’avérer douloureuse, au premier abord. Le yoga offre la possibilité d’intégrer toutes les émotions en relativisant leurs charges trop lourdes de façon à les équilibrer et apaiser le mental. Une pratique régulière chez soi ou en cours collectif offre d’énormes bénéfices dans la vie de tous les jours et à cheval. Des premiers pas avec un professeur certifié vous permettent d’acquérir les bases d’une bonne pratique avant la réalisation des exercices en toute autonomie. 

Libération émotionnelle et sérénité

Agissant comme un véritable assainisseur, le yoga permet une purification de votre état mental et émotionnel. Exit les pensées et émotions parasites, vous vous sentez comme libéré d’un fardeau qui entravait vos canaux de communication. Les émotions négatives influent, en effet, directement sur la perception de vous-même et de votre environnement. En les intégrant comme des éléments parmi d’autres, vous les déchargez de leur poids destructeur et vous parvenez à un calme et une sérénité intérieurs. 
En tant que cavalier, le yoga va vous permettre une bonne gestion émotionnelle, en entrainement comme en compétition. Respect et bienveillance vont poser de nouvelles bases, renforçant le lien de complicité avec votre cheval.

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